Résoudre les difficultés en attaquant les causes

Combien de départements informatiques mesurent la productivité de la maintenance ? Il n’est en effet pas aisé de définir au préalable l’ampleur des travaux à réaliser, d’en estimer avec précision la charge et le délai de réalisation. Il faut ensuite mesurer la réalité et la comparer avec ce qui était prévu pour viser mieux la prochaine fois.

L’analyse structurée des difficultés de la maintenance met en évidence trois origines principales :
• le manque de normes, de méthodes et d’outils, tant au moment de la conception et de l’implémentation que lorsqu’il faut maintenir et faire évoluer l’application,
• défauts et insuffisances de documentation, ce qui complique la maintenance et en augmente les coûts,
• insuffisance des tests, ce qui génère des pannes, sources d’urgences, de nouvelles carences de tests et d’absence de mise à jour de la documentation,
• défauts d’analyse des contraintes d’exploitation (JCL, automatisation, reprises, sécurité…) conduisant à d’autres perturbations,
• augmentation du turn-over,
• utilisateurs mécontents résolvant parfois leurs problèmes par des développements parallèles,
• perte de la maîtrise du capital logiciel développé par l’informatique ou par les utilisateurs,

Le vieillissement technologique qui oblige les applications à courir de plus en plus vite derrière les évolutions des systèmes d’exploitation ou des nouveaux moyens de stockage, et qui cloue les informaticiens disposant de la connaissance et de l’expérience sur le « replâtrage » des plus anciennes.

Il faut donc l’admettre : à chaque fois que nous installerons une nouvelle application, nous ajouterons une charge de maintenance supplémentaire sur les épaules des informaticiens. Mais, il nous appartient de rendre efficace cette activité et de la faire assurer par des professionnels compétents, motivés et organisés. La Tierce Maintenance Applicative est aujourd’hui une des solutions à ce défi que toutes les grandes organisations ont à relever.

Il est temps de s’occuper de l’existant…

Les entreprises ont ajouté des vagues de nouvelles technologies, démarrant souvent des nouveaux projets avant même d’avoir achevé les précédents, le tout avec des résultats décevants mais la frénésie était telle qu’on remettait à plus tard bilans et examens. Cette période a atteint son point culminant à la fin de l’année dernière avec la notion de « temps Internet » qui justifiait de développer « vite fait-mal fait » des projets sans objectif, sans stratégie et sans résultat mesurable. Maintenant que cette effervescence est retombée, le bilan est lourd.

Les deux dernières années ont été terribles pour le monde de l’informatique habitué à des taux de croissances confortables : les clients ont réduit leurs dépenses destinées aux nouveaux systèmes de 15 à 20% en moyenne alors qu’ils avaient investi massivement lors de la dernière décennie (avec des augmentations annuelles des dépenses d’investissement de l’ordre de 5 à 10%).

Ce contexte morose n’est pas vraiment surprenant : non seulement l’éclatement de la bulle Internet a « coupé les jambes » des projets de sites Web et d’Internetisation mais les déceptions ont également été nombreuses dans des domaines en vogue comme le CRM ou les ERP.

 Tout cela combiné a provoqué une crise de confiance qui s’est traduite par un coup d’arrêt radical dans les dépenses. Comme si tous les directeurs informatique s’étaient passés le mot en même temps : j’arrête d’acheter !

Tous les responsables informatique, interlocuteurs des acteurs du marché répètent maintenant le même cri du coeur : ne me vendez pas de nouveaux systèmes, aidez-moi plutôt à faire marcher ceux que vous m’avez déjà vendus… C’est un retournement de marché qui est radical et sans doute durable. Car, même en baisse, les dépenses informatiques sont tout de même là, pas pour des nouveaux projets mais seulement pour entretenir l’existant et il y en a !

Depuis la fin de la bulle Internet, les opérations d’EAI sont devenues une priorité évidente pour la plupart des entreprises afin de retrouver un minimum de cohérence. C’est ainsi que nous sommes entrés pour au moins deux ans dans une période caractérisée par la volonté de consolider, d’intégrer et d’optimiser l’existant.

Même les éditeurs d’applications s’y sont mis comme SAP qui, dernièrement, a choisi les Web Services afin d’offrir un accès à ces processus sans avoir à choisir entre J2EE et dotNet… En conséquence, les Web Services ont été mis en avant comme l’alternative légère et idéale pour les opérations d’EAI…

Le fait que les Web Services se soient retrouvés mis en vedette dans le cadre de l’EAI n’est pas surprenant : les Web Services basés sur le protocole SOAP se révèlent être une technique peu intrusive et donc relativement facile à mettre en place, surtout si l’on compare aux autres solutions de middleware qui ont précédé les Web services comme DCOM ou CORBA (après tout, il ne s’agit que d’une RPC légère reposant sur XML) …

On assiste en ce moment à l’apparition d’une nouvelle offre de solutions mixant les avantages des Web Services, des connecteurs (comme JCA), des middlewares messages (comme JMS) et combinant le tout dans une infrastructure d’intégration et de gestion appelée ESB pour Enterprise Services Bus. 

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